De la nécessité de se tromper
En cette époque où la pression de la réussite semble être un marqueur social de premier plan, il me semble important de rappeler que l’erreur fait partie des apprentissages, quel que soit l’âge et la situation sociale.
Nombreux sont ceux qui avant un examen se rendent malades, les systèmes des plateformes d’orientation, d’inscription rendent les choix compliqués car la crainte de se « tromper » est omniprésente.
S’il faut accepter et apprivoiser la « pression » pour pouvoir la dépasser cela passera d’abord par l’acceptation de nos échecs, d’en comprendre les raisons.
C’est ce qui nous mènera vers la réussite.
Dostoïevski écrit dans Crime et Châtiment :
« J’aime cela, oui, j’aime que l’homme se trompe. C’est là son privilège unique parmi tous les êtres vivants. C’est ainsi qu’il atteint la vérité. Je suis un homme, et je suis un homme parce que je me trompe, parce que je puise dans l’erreur l’expérience et les leçons de la vie. Une erreur sincère vaut peut-être mieux qu’une vérité insignifiante. La vérité, elle, peut toujours être retrouvée, mais la vie, une fois disparue, est enterrée à jamais. »
L.MOUTON